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Arcelormittal Florange les posts paruent sur le blog

Mardi 15 novembre 2011

Arcelor Mittal Florangefermé jusqu'en Avril au mons, article de  "l'essentiel"

 

Le P6 de Hayange fermé jusqu’en avrilLe P6 de Hayange fermé jusqu’en avril

FLORANGE - Le deuxième haut-fourneau de Florange-Hayange arrêté en octobre dernier ne devrait pas repartir avant avril 2012.

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Les deux derniers hauts-fourneaux lorrains sont à l'arrêt. (editpress)

 

Lors de l'arrêt du P6 le 3 octobre, le directeur du site, Thierry Renaudin, avait indiqué que «cette mise en veille avait été rendue nécessaire par un ralentissement saisonnier de la demande» et que ArcelorMittal «redémarrerait le (haut-fourneau) P6 lorsqu'il recevrait les signaux adéquats du marché».

 

Selon la revue spécialisée Steel Business Briefing, la direction a informé la semaine dernière les salariés de Florange-Hayange que le P6 ne serait pas redémarré avant avril 2012. Elle a par ailleurs indiqué que la production de fer blanc serait réduite à partir du début de l’année prochaine. La deuxième ligne de production doit être arrêtée temporairement à cause de la chute de la demande.

 

Le site de Florange-Hayange compte deux hauts-fourneaux, P6 et P3. Ce dernier a été arrêté le 6 juin 2011, «au moins jusqu'à la fin de l'année», avait indiqué la direction.

 

MC/L'essentiel Online avec Helmut Wyrwich/Tageblatt.lu

 

 

Jeudi 17 novembre 2011

Arcelor Mittal florange article du nouvel observateur

 

florange-nouvel-obs-.jpg

 

Dimanche 18 décembre 2011

Florange Hayange un point sur les hauts fourneaux vu par le journal Libération.

 

C'est écrit serré mais la lecture est instructive.

 

Les hauts fourneaux lorrains tombent de haut

ReportageEn Moselle, ArcelorMittal poursuit son désengagement de l’acier malgré les promesses de Nicolas Sarkozy.

 

Par AYMERIC ROBERT Envoyé spécial à Florange

 

Dans le local CFDT d’ArcelorMittal à Florange (Moselle), on emballe le cadeau de Nicolas Sarkozy : un morceau de fonte gros comme la main gravé de sa caricature et de cette inscription : «Cette coulée lorraine 04-10-2011 ne sera pas la dernière.» Le Président n’est pas le seul à être gâté pour les fêtes : le PDG, Lakshmi Mittal, recevra bientôt son paquet et José Manuel Barroso vient d’être livré par les métallos à Bruxelles. L’enjeu pour la région est lourd : la fermeture en novembre du dernier haut fourneau lorrain a touché 500 ouvriers de l’aciérie d’ArcelorMittal (RTT contraintes, chômage partiel). Et ce n’est qu’un début, car après la filière liquide, ce sont les branches auto et packaging qui sont concernées à partir du 1er janvier. La mesure a été annoncée lors d’un comité d’entreprise extraordinaire le 6 décembre. «2 500 ouvriers sur les 2 800 du site vont en subir les conséquences. Si on compte les intérimaires, les sous-traitants et les emplois indirects, ça fait 10 000 personnes», déplore JacquesMinet, responsable de la CFDT de Florange. C’est toute la vallée qui espère que les cheminées fumeront à nouveau.

 

Vierge. Dans les rues, sur les frontons des mairies, la mobilisation se lit partout : «Oui au maintien de la sidérurgie lorraine», «Florange vivra»… A côté de Notre-Dame de Hayange, une vierge en fonte de sept mètres de haut, un gigantesque SOS en lettres rouges surplombe les hauts fourneaux sans vie du Val de Fensch. Une référence aux banderoles déployées à Longwy (Meurthe-et-Moselle) en… 1979. Cet après-midi, les sidérurgistes attendent la venue de Bernard Lavilliers, l’auteur-interprète de Fensch vallée, venu soutenir les ouvriers de Florange. «Ce SOS s’adresse à tout le monde, explique Didier Zint, secrétaire général de la CFDT métallurgie-sidérurgie de Lorraine, aussi bien aux élus, à la direction de Mittal, qu’aux passants.» Sans oublier les médias priés de sonner le tocsin sans véhiculer l’image d’une région gangrenée par le chômage, la montée du FN et le dossier Gandrange, la plaie est mal refermée.

 

S’il y en a un qui n’est pas le bienvenu ici, c’est Nicolas Sarkozy. «Il serait mal accueilli par les sidérurgistes», euphémise la CFDT, majoritaire chez ArcelorMittal. «Que Sarkozy ne vienne pas, je m’en réjouis. J’apprécie qu’il nous ait rendu visite pour son voyage de noces, mais ce n’est pas la peine qu’il revienne pour le baptême nous apporter des dragées et promettre du vent», ironise Philippe Tarillon, maire (PS) de Florange et conseiller général de Moselle. En avril 2008, alors que Mittal vient d’annoncer la fermeture définitive de l’aciérie de Gandrange et la suppression de 575 emplois sur 1 000, le Président vient à l’usine faire des promesses : il fera pression sur Lakshmi Mittal, sauvera les emplois, suscitera l’investissement… Il est ovationné. Raté, l’aciérie ferme en mars 2009. Une plaque l’attend toujours à la mairie. On y lit : «Je me rendrai à Gandrange dans deux mois pour graver ces engagements dans le marbre. Nicolas Sarkozy, le 07-04-2008.»

 

«Caillou». Le Président est bien revenu, mais en octobre 2009. Une visite éclair. Le chef de l’Etat confirme ce qui avait déjà été négocié : un investissement d’ArcelorMittal de 16 millions d’euros… mais à Yutz, une commune divers droite, située à environ 15 km de Gandrange. En outre, le laminoir, qui ne se trouve pas sur la commune de Gandrange, est modernisé pour les 400 salariés restants. «Sarkozy aurait pu être plus interventionniste, regrette le maire (PS) Henri Octave, Gandrange est un sacré caillou dans sa chaussure, c’est devenu un synonyme de mensonge d’Etat.»


Aujourd’hui, l’élu socialiste se bat pour racheter les 270 hectares de cimetière industriel abandonnés par ArcelorMittal au prix où il les avait cédés : le franc symbolique. Mais il faut encore que l’entreprise dépollue le site.

 

«Sarkozy a décrédibilisé la parole politique, analyse Philippe Tarillon, sauf celle du FN qui peut raconter n’importe quoi, ça marche toujours.» Surtout, la crise a changé de visage. «On n’est plus dans les années 70-80 où la sidérurgie française avait des problèmes de compétitivité, remarque le conseiller général. Aujourd’hui, à Florange, l’installation est rentable, le problème selon Mittal, c’est que Dunkerque l’est davantage.» Dans la région, on craint que Florange ne devienne une usine d’appoint servant de variable d’ajustement. Une usine reléguée au second rang par Dunkerque (Nord) ou Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), avantagées par leur desserte portuaire ou par des usines à la main-d’œuvre meilleur marché. «Il nous est arrivé de laminer des brames [barres d’acier, ndlr] venues du Brésil alors qu’on peut en fabriquer ici», se désole Jacques Minet.

 

Pour sortir de l’ornière, la région mise notamment sur un projet d’avant-garde qui résonne comme un immense espoir : Ulcos (Utra-low carbon dioxide steelmaking). Dans les cartons depuis 2009, ce projet de captation et d’enfouissement du CO2 dans le sous-sol pourrait voir le jour à Florange d’ici à 2015, et permettrait de rallumer au moins un haut fourneau. Seulement, d’autres sites européens sont en concurrence et les subsides de l’Union européenne font encore défaut. Ulcos coûterait environ 584 millions et le montage financier prévoit une participation de l’Europe à hauteur de la moitié. Bruxelles pourrait donner son feu vert en juillet. A condition que Mittal joue le jeu.

 

Mardi 14 février 2012

Aujourd'hui il est annoncé que les hauts fourneaux de Florange et de Hayange ne redémarrerai pas avant le second semestre 2012.

 

Premiére réaction de Michel Liebgott, député, de Philippe Tarillon présidenty CAVF et du groupe socialiste au CG57 suivi d'une vidéo de BFM TV ou la CFDT s'exprime.

 

ulcosCommuniqué de presse (14/02/2012)

J’ai été informé ce matin par Hervé BOURRIER, PDG d’ArcelorMittal France et Thierry RENAUDIN, Directeur du site de Florange, du non redémarrage de la filière liquide au cours du second trimestre 2012, ainsi que de la prolongation d’arrêt du packaging, au motif d’une conjoncture non suffisante pour envisager une augmentation de la production en Europe où 16 de 25 hauts-fourneaux d’AM sont en activité.

Si ce choix du groupe ArcelorMittal était confirmé lors de son prochain CCE fin février, ce serait de nouveau une très mauvaise nouvelle pour les salariés, pour les très nombreux sous-traitants mais également pour l’outil industriel en arrêt partiel depuis juin 2011 et en arrêt total depuis le 1er octobre dernier, avec l’extinction du P6.

Les inquiétudes des salariés, des syndicats, des entreprises connexes et des élus locaux ne vont malheureusement que grandissantes. Tous craignent pour l’emploi en dépit des accords de chômage partiel qui ne pourront pas être éternels et tous s’interrogent sur l’avenir du projet ULCOS dans un environnement social et économique si fluctuant. Comme les organisations syndicales, je déplore l’absence de stratégie industrielle sur le long terme du groupe AM vraisemblablement plus préoccupé par ses activités minières et boursières que par l’avenir de ses outils de production non côtiers et des ses emplois.

Michel LIEBGOTT

 

Y-a t-il un pilote à la tête de l’État ?

Malgré un résultat net, pour l’année 2011, de 2,3 Mds d’US Dollars, ArcelorMittal par la voix de Aditya Mittal, Directeur financier et des plats carbones (titre ô combien révélateur de la stratégie du groupe), vient de confirmer ce jour qu’il n’avait pas l’intention de redémarrer les hauts-fourneaux P6 et P3.

L’arrêt prolongé de l’outil menace gravement sa pérennité et cache mal les véritables intentions du groupe ArcelorMittal, à savoir un arrêt définitif des installations après les échéances électorales.

Il est maintenant temps que le groupe Arcelor-Mittal arrête son comportement de prédateur financier et industriel. L’état, partenaire de la firme dans le schéma de désindustrialisation programmé dont nous sommes les témoins, doit se ressaisir et œuvrer, enfin, pour la pérennisation de l’industrie en France et dans la Vallée de la Fensch. Le gouvernement peut-il se prévaloir du devoir accompli ? Je ne le pense pas. En pleine campagne électorale des présidentielles, comme l’a déja fait clairement François Hollande, l’ensemble des candidats doit interpeller le groupe industriel Arcelor-Mittal pour qu’il cesse ses pratiques trop longtemps tolérées. J’en appelle au sursaut ultime de M. Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, au moins une fois et avant la fin de son mandat. Je ne demande pas que soit accompli un miracle, mais qu’enfin l’État ne nous soutienne plus comme la corde soutien le pendu et qu’il se saisisse, enfin, des problématiques essentielles.

Nous continuons à croire que la filière liquide a un avenir dans notre vallée, en particulier dans le cadre du projet Ulcos, qui présente un intérêt technologique, social et environnemental majeur et sur lequel tous les partenaires publics se sont engagés politiquement et financièrement, en attendant au second semestre la décision de l’Union Européenne, dans le cadre du programme communautaire NER300. Mais pour que cela ait un sens, il faut d’urgence préserver l’outil industriel.

Je tiens à rappeler que le Président de la République Nicolas Sarkozy avait confirmé par sa présence à Gandrange, en octobre 2009, les conventions d’ancrage territorial et de revitalisation du bassin sidérurgique signées entre Arcelor-Mittal, l’État, la Région et le Département. Ces engagements prévoyaient la pérennité du site de Florange et le projet Ulcos. Nous attendons… Hâtez-vous MM. le Président Sarkozy, Besson et consorts, vous nous faites mourir par votre complicité silencieuse avec la stratégie purement financière d’ArcelorMittal.

Philippe Tarillon,

Mairie de Florange

Président de la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch

Président du groupe socialiste et républicain au conseil général de Moselle.

 

 

 

 


Samedi 18 février 2012

Arcelormittal Florange, compte rendu complémentaire de l'intersyndicale à la passerelle.

 

Article du Républicain Lorrain qui compléte celui de la veille et à la fin la vidéo de BFM TV

 

Le soutien des élus

Philippe Tarillon (au micro) a assuré l’intersyndicale du soutien des élus. Photo Pierre HECKLER

Philippe Tarillon (au micro) a assuré l’intersyndicale du soutien des élus. Photo Pierre HECKLER

 

« Nous, élus, serons à vos côtés pour apporter un soutien financier moral à l’intersyndicale », a assuré Philippe Tarillon avant-hier soir, en ouverture de la réunion à La Passerelle ( RL d’hier) des salariés d’ ArcelorMittal. Le maire de Florange et président de la Communauté d’agglo du Val de Fensch complétait son propos hier en précisant que des actions intersyndicales ont déjà été soutenues, à travers des « aspects pratiques importants ». Ainsi, c’est l’intercommunalité qui avait financé les tracts appelant à la journée vallée morte, mais c’est la Ville qui avait prêté stands et barbecues pour la manif interprofessionnelle du 11 octobre, tandis que celle de Hayange avait permis, grâce à ses services techniques, d’installer le SOS. « Si les choses arrivaient à un conflit dur, avec grève, on sera alors dans des situations particulières et des études au cas par cas », prédit Philippe Tarillon qui a déjà constaté les dégâts, à travers les intérimaires et sous-traitants. « Il y avait 912 demandeurs d’emploi fin novembre 2011, contre 702 un an avant… et 402 en juin 2008. Et c’est pareil dans toutes les communes de la vallée. Hayange dépasse la barre des 1 000, Fameck probablement aussi, et Arcelor y contribue largement. »

Hier, la Passerelle a reçu un soutien à transmettre aux salariés ArcelorMittal : celui de l’humoriste Guy Bedos, dont la tournée pour son dernier spectacle Rideau ! passait par Florange en décembre dernier. « Suite à l’annonce de la prolongation de l’arrêt des hauts-fourneaux, Guy Bedos salue et soutient les sidérurgistes du site de Florange en Lorraine » : message transmis. On savait de longue date l’artiste engagé, mais l’intention fait toujours chaud au cœur.

A contrario, l’attitude de la police municipale jeudi soir, en a laissé plus d’un perplexe. En pleine AG, quelqu’un est entré précipitamment en criant « la police met des PV ! » Eh oui, difficile pour tous les participants de se trouver une place, et illico – comme certains soirs de concerts – les papillons ont fleuri sur les pare-brise. Après une brève éclipse, Philippe Tarillon est revenu pour rassurer tout le monde : les verbalisés de ce jeudi soir feront l’objet de clémence. Ouf.

 

 

Dire qu’ils étaient tous là serait passablement exagéré : en fait, ce sont essentiellement les élus socialistes qui avaient fait le déplacement avant-hier soir, pour assister à l’assemblée générale de l’intersyndicale. On a aperçu les députés Aurélie Fillippetti et Michel Liebgott, le maire de Thionville Bertrand Mertz et celui de Guénange, Jean-Pierre La Vaullée. Julien Freyburger lui, s’est contenté d’un communiqué fustigeant la récupération socialiste. Le candidat UMP aux législatives dans la 1 re circonscription de Moselle y affirme que son parti au pouvoir cherche des

solutions, notamment avec le projet Ulcos « pour lequel le gouvernement a déjà programmé 150

millions d’euros et se bat quotidiennement pour obtenir le feu vert de l’Union européenne ». Rien à voir bien sûr avec le fait que lui comme les autres, batte la campagne. Reste à convaincre les sidérurgistes concernés, d’une telle affirmation.

 

Vendredi 24 février 2012

François Hollande en visite surprise pour soutenir les gars d'Arcelormittal.

 

Je fais une compilation de ce que j'ai lu ou vu.

 

Le républicain Lorrain

 

Hollande à Florange : «Je sais qu’ici se fabrique le meilleur acier d’Europe»

François Hollande a déclaré à Florange comprendre «l’angoisse» des salariés du site sidérurgique menacé d’ArcelorMittal , et s’est engagé à déposer un texte de loi obligeant à céder des unités de production à des repreneurs.

François Hollande a déclaré à Florange comprendre «l’angoisse» des salariés du site sidérurgique menacé d’ArcelorMittal , et s’est engagé à déposer un texte de loi obligeant à céder des unités de production à des repreneurs. Photo Julio PELAEZ

François Hollande a déclaré à Florange comprendre «l’angoisse» des salariés du site sidérurgique menacé d’ArcelorMittal , et s’est engagé à déposer un texte de loi obligeant à céder des unités de production à des repreneurs. Photo Julio PELAEZ

 

Le candidat PS à la présidentielle effectuait une visite surprise sur ce site lorrain où il a été accueilli dans une atmospthère survoltée, avec cornes de brume, feux de bengale, bousculade. Montant sur un camion syndical, interpellé par les différents leaders CFDT, CGT, FO, CGC, et par un intérimaire, il s’est dit heureux d’être parmi ces sidérurgistes.

 

L’un d’eux a salué le «courage» du candidat PS d’être venu sur place.

 

Le député de Corrèze a pris devant eux «des engagements» avec «toute la responsabilité nécessaire» car «je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu sur une promesse et ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue», allusion à Nicolas Sarkozy.
«Je sais qu’ici se fabrique le meilleur acier d’Europe», a lancé M. Hollande. «Je sais que vous espérez que les hauts fourneaux puissent rouvrir».
«Si Mittal ne veut plus de vous, ce qui serait un grand tort de sa part», a-t-il poursuivi, «s’il est animé que par des intérêts financiers et non idustriels, alors même qu’il avait dit qu’il venait comme industriel», «je suis prêt à déposer une proposition de loi», a lancé le député.
«Quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas non plus la céder», il faut qu’elle en ait «l"obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner de l’activité supplémentaire», a-t-il encore dit du haut du camion qu’il avait gravi avec une échelle.
«Quel que soit mon avenir, comme président de la République soit comme député, je reprendrai ce texte», a-t-il promis.


Article de l'AFP paru dans Libé

A ArcelorMittal Florange, Hollande dégaine une proposition de loi

François Hollande à Florange le 24 février
François Hollande à Florange le 24 février (Photo François Lenoir. Reuters)

Le candidat socialiste à la présidentielle promet un texte pour rendre obligatoire la cession d'unités de production à des repreneurs.

François Hollande a déclaré vendredi à Florange (Moselle) comprendre «l'angoisse» des salariés du site sidérurgique menacé d'ArcelorMittal et a promis à nouveau une loi obligeant des firmes à céder des unités de production.

Le candidat PS à la présidentielle effectuait une visite surprise sur ce site lorrain où il a été accueilli dans une atmosphère survoltée, avec cornes de brume, feux de bengale, bousculade. Montant sur un camion syndical, interpellé par les différents leaders CFDT, CGT, FO, CGC, et par un intérimaire, il s'est dit heureux d'être parmi ces sidérurgistes. L'un d'eux a salué le «courage» du candidat PS d'être venu sur place.

Déjà venu en Lorraine, à Thionville et Gandrange, le 17 janvier, le député de Corrèze a pris devant ces salariés «des engagements» avec «toute la responsabilité nécessaire», car «je ne veux pas me retrouver dans la situation d'être élu sur une promesse et ne pas revenir parce qu'elle n'aurait pas été tenue», allusion à Nicolas Sarkozy et Gandrange.

Ce site est devenu pour la gauche un symbole des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy : l'aciérie y a fermé en mars 2009, un an après que le chef de l'Etat était venu y promettre des investissements publics pour la maintenir en activité. «Je sais qu'ici se fabrique le meilleur acier d'Europe», a lancé M. Hollande à Florange.

«Vous êtes déjà président»

«Je sais que vous espérez que les hauts fourneaux puissent rouvrir». Les deux hauts-fourneaux de Florange sont à l'arrêt depuis octobre. Les syndicalistes sont convaincus que leur arrêt de mort a été signé mais la direction d'Arcelor France parle d'arrêt temporaire.

«Si Mittal ne veut plus de vous, ce qui serait un grand tort de sa part», a relevé le candidat PS, «s'il est animé que par des intérêts financiers et non industriels, alors même qu'il avait dit qu'il venait comme industriel», «je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi» (PPL), a lancé le député.

«Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder nous en ferions obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire», a-t-il dit du haut du camion qu'il avait gravi avec une échelle.

«Quel que soit mon avenir, comme président de la République soit comme député, je reprendrai ce texte», a-t-il promis. Il a indiqué par la suite que la proposition de loi serait déposée dès lundi.

En arrivant sur ce site, François Hollande avait été accueilli aux cris de «vous êtes déjà président», «vous seul pouvez nous sauver», «sauvez-nous sinon nous sommes morts !».

«Redonnez une sidérurgie forte à la Lorraine!», avait exhorté un syndicaliste à la «tribune» du camion, tandis qu'un autre dénoncait le «prédateur» qui démantèle la sidérurige régionale.

(AFP)

 

 

sur le site de "20 minutes"

 

A Florange, Hollande s’engage à déposer une loi pour éviter les démantèlements d'usine

François Hollande aux côtés des syndicalistes de l'usine d'ArcelorMittal de Florange, le vendredi 24 février.

François Hollande aux côtés des syndicalistes de l'usine d'ArcelorMittal de Florange, le vendredi 24 février. F. LENOIR / REUTERS

POLITIQUE - Le texte prévoira les grandes entreprises à céder le site pour qu'un repreneur puissent intervenir...

De notre envoyée spéciale à Florange, en Moselle

«La valeur travail n’est pas l’apanage d’une famille politique, c’est une valeur de la République». Après avoir répondu jeudi soir au Mans (Sarthe) à Nicolas Sarkozy qui s’est présenté comme le chantre de la valeur travail, François Hollande a rétorqué vendredi sur le terrain à son principal rival avec un déplacement surprise à l’usine d’ArcelorMittal de Florange (Moselle). A seulement une quinzaine de kilomètres de Gandrange, les deux hauts fourneaux du site sont à l’arrêt depuis le mois d’octobre, laissant un millier d’ouvriers sur le carreau.

En prévenant les journalistes à la dernière minute, le socialiste assurait son «coup médiatique»… réfuté par Aurélie Filippetti dans le TGV qui amène la délégation à Metz: «Ce n’est pas un coup d’éclat, c’est une ligne de fond de sa politique». Et la députée de Moselle d’assurer que c’est le quatrième déplacement en un an de François Hollande dans le département.

Pourtant, à son arrivée sur le site où des drapeaux CFDT et CFT flottent, ainsi que l’odeur âcre de pneus brûlés, François Hollande est loin d’être acclamé par les quelque 400 ouvriers présents.  Alors que les journalistes l’attendent pour une déclaration, les ouvriers, chasubles orange ou rouges de la CFDT et de la CGT sur le dos, se jettent sur lui pour l’escorter prestement sur le camion disposé devant l’usine afin qu’il prenne la parole. «Dehors les journalistes! On a des questions à lui poser et des réponses à attendre!» lancent certains dans une ambiance nerveuse. Une fois l’échelle du camion montée, voilà  François Hollande face à la foule beaucoup plus calme et attentive.

«Ce qui compte le plus, c’est de parler et de tenir parole»

«Merci d’être venu soutenir notre lutte car ça fait des années qu’on se sent bien seuls», lance Edouard Martin, le très médiatique responsable de la CFDT-Métallurgie de Florange. Mais présence ne vaut pas engagement et il veut savoir s’il voterait une proposition de loi «qui interdise de démanteler l’outil» comme il le craint.  D’autres syndicalistes se succèdent à cette tribune improvisée pour réclamer «une nouvelle politique industrielle».

Micro à la main, sans notes, François Hollande se cale face aux ouvriers: «Je suis venu à Gandrange il y a peu pour rappeler les promesses qui n’avaient pas été honorées».  Le socialiste ne veut pas haranguer la foule et poursuit: «Je viens prendre des engagements avec la responsabilité nécessaire». Des engagements, mais pas des promesses, distinction sémantique de taille. «Oui, je suis prêt, car je viens aussi ici en tant que député, à ce que nous déposions une proposition de loi qui dise que quand une firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas la céder, nous lui en ferions obligations pour que des repreneurs viennent et assurent une activité supplémentaire sur le site», lance-t-il, acclamé par les ouvriers et les cornes de brume. «Voilà, c’est ça!» commente un ouvrier, casque orange sur la tête avec l’autocollant CFDT.  «Et si elle n’est pas votée avant le 6 mai, quel que soit mon avenir, je représenterai ce texte car je vous le dois», ajoute-t-il, encore acclamé par les  400 ouvriers présents.

«Je ne veux pas faire de promesses que je ne pourrais pas tenir», insiste-t-il, alors que certains acquiescent de la tête. Il vient dire «sa solidarité» mais aussi sa «responsabilité». Car «ce qui compte le plus, c’est de parler et de tenir parole. Il y a les candidats qui veulent se présenter comme candidat du peuple et il y a les candidats qui prétendent servir le peuple», conclut-il  avant de redescendre du camion et se diriger vers le stand de saucisses.

«Tout le monde vient à la pêche aux voix»

Il y retrouve Edouard Martin, après avoir avalé un en-cas. Et lui confie que la proposition de loi sera déposée «lundi ou mardi» mais qu’elle aura peu de chance d’aboutir vu que la session parlementaire se termine dans deux semaines. «Rien que le fait que la gauche dépose enfin une loi qui protège l’emploi et l’industrie, c’est très important. Si elle refuse, la majorité aura à s’expliquer», assure le syndicaliste à quelques journalistes. «Tous les politiques disent qu’ils aiment les ouvriers, c’est le moment de le prouver par des actes». Il vérifiera si Hollande tient parole dès lundi, pour savoir si «un autre menteur est passé ici».

«Nous ne sommes plus dupes. Tout le monde vient à la pêche aux voix, parfait, nous on se sert d’eux. Il faudrait qu’il y ait des élections tous les six mois. Ici, c’est devant les ouvriers, c’est gravé dans le marbre, c’est pas dans un salon feutré. Il y en a qui aujourd’hui le regrette amèrement.  Pour François Hollande, c’est pareil, c’est gravé dans le marbre», tonne-t-il avant d’allumer une cigarette.

A l’autre bout de la France, sur le site de Pétroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime), Nicolas Sarkozy venait d’annoncer le redémarrage du site. Informé des propos de François Hollande, le Président-candidat a lâché: «Il a raison de ne rien dire (qu'il ne pourrait tenir), on va finir par se demander s'il pense quelque chose, à force de rien dire». Et d’ajouter: «Qu'est-ce que vous voulez? Un Président qui tente ou un Président qui dit j'y peux rien?» Alors qu’on lui annonçait l’initiative du «candidat sortant», comme il l’appelle, Hollande a relativisé: «Il n’y a pas de compétition entre les candidats» sur un sujet si crucial. Mais le duel à distance entre les deux principaux candidats se poursuit.

Maud Pierron, envoyée spéciale à Florange (Moselle)

 

 

Mercredi 7 mars 2012

Arcelor concert de soutien.

 

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Mercredi 7 mars 2012

Arcelormittal la "justice" intervient...vous avez remarquez les guillemets.

Le droit de grêve, selon le sens commun est maintenant complétement baffoué grace à de nombreuses lois liberticides votées par nos élus...tous bords confondus.

 

Conclusion, des gars qui veulent défendre leur job vont se retrouver face aux CRS....et la je pense qu'il seront bien seul....y aura t il des écharpes tricolores en nombre ??????

 

 

 

 

Article de FR3:

 

La justice intervient :

 

Le tribunal de grande instance de Thionville (Moselle) a autorisé l'intervention de la force publique pour faire lever les piquets de grève paralysant partiellement depuis lundi l'aciérie. En cas de refus les forces de l'ordre interviendront jeudi matin. La CFDT annonce qu'elle restera sur place.

 

 

Le tribunal a donné droit à une requête introduite en urgence par la direction d'ArcelorMittal qui arguait que ces blocages étaient illégaux et qu'ils lui portaient un grave préjudice économique et financier. La décision a été notifiée au directeur du site, Thierry Renaudin, qui peut désormais demander son exécution immédiate au préfet de la Moselle, Christian Galliard de Lavernée, selon une source judiciaire proche du dossier. Le préfet garde toutefois la possibilité de ne pas exécuter la décision du TGI de Thionville, mais dans ce cas il expose l'Etat à être assigné en responsabilité par ArcelorMittal pour les pertes d'exploitation que ce refus entraînerait, a expliqué à l'AFP Me Ralph Blindauer, avocat messin spécialisé dans le droit du travail. "Nous resterons sur les piquets de grève, quoi qu'il arrive", a par ailleurs déclaré le leader de la CFDT, Edouard Martin

 

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Lundi 12 mars 2012

Alcelomittal , concert de soutien aux grands bureaus, il y avait du monde. Pris des photos à la volée.

 

Je l'aime bien cette régle d'or n°1

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Y'avait du monde

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m' a fait bien rire !

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Liebgott, député,  et Giséle Printz sénatrice.

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ambiance bon enfant devant la scéne

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Vu de la scéne ça donnait cela.

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Les tagueurs se sont défoulés

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Programme du concert

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Philippe Tarillon et Giséle Printz...Mertz baisse la tête.

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Deux personnes qui ont lu un texte de revendications.

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Michel Liebgott, Giséle Printz, Bertrand Mertz et Philippe Tarillon

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Un autre groupe.......

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Toujours du monde.

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Pagano François, délégué CFE-CGC.

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Edouard Martin , CFDT.

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